
Le budget 2025 est officiellement reconduit. La loi spéciale, qui permet de pallier l'absence d'un budget en bonne et due forme pour 2026, a été promulguée par Emmanuel Macron, selon le Journal officiel ce samedi 27 décembre. Celle-ci permet ainsi de financer provisoirement l’Etat en 2026, et ce, avant la reprise des débats à l’Assemblée nationale et au Sénat à partir du mois de janvier. Déposée par le gouvernement après que les parlementaires de la commission mixte paritaire ne sont pas parvenus à se mettre d’accord pour faire adopter le projet de budget 2026, elle avait été adoptée à l’unanimité par les députés et les sénateurs.
Ainsi, cet outil législatif reconduit les impôts et les enveloppes allouées à l'Etat dans les conditions de 2025. Mais cette loi spéciale n’autorise ni nouvel impôt, ni dépense nouvelle par rapport à la loi de finances de 2025. Pour Sébastien Lecornu, un accord de compromis est encore possible pour adopter un budget. Dans le même temps, son camp l’encourage à recourir à l’article 49.3 de la Constitution. «Si les calculs politiques sont mis de côté, le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi», martèle le Premier ministre.
L'objectif annoncé par Amélie de Montchalin est de trouver un accord avant fin janvier
Si le dialogue privilégié engagé par Sébastien Lecornu avec le Parti socialiste a permis l'adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026, les nombreuses divergences entre l'Assemblée nationale et le Sénat (ce dernier est notamment hostile à tout impôt supplémentaire) ont empêché le vote du texte budgétaire sur le financement de l’Etat. Les négociations entre les parlementaires vont donc reprendre au début du mois de janvier. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a manifesté son intention de trouver un terrain d’entente avant «la fin janvier».

















