L’examen du budget a repris jeudi 8 janvier et les députés se retrouvent déjà face à un désaccord. En commission des finances pour la partie «recettes» du projet de loi de finances (PLF), ils ont majoritairement voté non. Le RN, les partis de gauche et Horizon ont voté contre, le MoDem et Liot se sont abstenus, et le groupe EPR (Renaissance) est le seul à avoir voté pour le texte. Pour rappel, l’examen en commission est préalable à celui dans l’hémicycle, qui doit avoir lieu la semaine prochaine.

Les députés ont tout de même réussi à se mettre d’accord sur un dégel total du barème de l’impôt sur le revenu et sur la taxe des petits colis. Des mesures qui devront encore être débattues et votées en séance. Mais le vote en commission ne laisse pas présager d’accord pour le vote du budget. Les compromis tant attendus par Sébastien Lecornu ne semblent pas convenir aux députés. Ceux-ci doivent d’ailleurs toujours travailler sur la partie «dépenses» du PLF, qui arrivera mardi dans l’hémicycle.

Un 49.3 à l’horizon ?

Si Sébastien Lecornu n’est encore jamais revenu sur sa promesse de ne pas utiliser l’article 49.3 pour faire adopter le budget, de plus en plus de personnalités politiques l’en pressent. C’est le cas de Bruno Retailleau. Le président des Républicains a réitéré sa demande au Premier ministre, jeudi 8 janvier, sur France Inter. Mais c’est désormais aussi le cas d’Amélie de Montchalin. La ministre des Comptes publics a assuré au micro de RTL, le même jour, qu’elle n’excluait «rien pour donner un budget à la France». Reste que la décision est celle du Premier ministre, et non de ses ministres. D’autant que celui-ci est soutenu par Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale.