
La réglementation a changé. Si votre chat s’est échappé et s’est réfugié sous un train de la SNCF, il aura désormais plusieurs minutes pour s’échapper et survivre. Jusqu’ici, la procédure n’était pas claire et la compagnie a décidé, après deux ans de délibérations, d’accorder un retard de 20 minutes maximum si un félin est présent sur les voies, rapporte RTL. Passé ce délai, le conducteur devra malheureusement démarrer, même si l’animal n’a pas pu être dégagé.
Pourquoi la SNCF a-t-elle adopté cette mesure ? Après la mort du chat Neko en gare de Paris-Montparnasse en janvier 2023, l’absence de protocole sur le sujet a été pointée du doigt. En effet, le train Paris-Bordeaux était parti, écrasant alors Neko, qui, selon la compagnie, n’était pas «visible», rappelle la radio. La mort de l’animal de compagnie avait été très médiatisée et la Fondation Brigitte Bardot était montée au créneau.
Un départ du train au ralenti
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’était même dit «particulièrement choqué» de la réaction de la SNCF, finalement condamnée pour «négligence» à verser 1 000 euros aux deux propriétaires du chat, avant d’être relaxée en appel. Une note diffusée jeudi 15 mai aux agents de la SNCF a donc dicté la nouvelle marche à suivre, précisent nos confrères.
Si un passager signale la disparition de son chat avant le départ du train, le personnel de la SNCF dispose de dix minutes pour tenter de voir l’animal depuis le quai, sur les rails. S’il est repéré, ils auront ensuite dix minutes pour le faire sortir de sa cachette et le mettre en sécurité. Si aucune solution n’est trouvée, le train devra démarrer lentement, à la vitesse d’un «homme au pas», afin de lui laisser l’opportunité de s’échapper.


















