
«Pour le moment, les choses tiennent» affirme Eric Lombard, questionné par le journaliste Thomas Sotto, dans RTL Matin, sur le sujet du chômage en France. «On a eu une sorte de mise sous bulle à la suite des protections accordées pendant le Covid, poursuit le ministre de l'Economie. Cette mise sous bulle s'est arrêtée, donc des entreprises qui étaient fragiles ferment. D'autres ouvrent». Voilà pour le constat. Et pour les chiffres : «Le taux de chômage est stabilisé autour de 7,3 / 7,4%».
Mais Eric Lombard note «deux bonnes nouvelles» : la première est que «le chômage des jeunes se réduit» se félicite-t-il. L'Insee a en effet publié ses chiffres il y a quelques jours, faisant état d'une légère hausse du taux d'emploi chez les 15-24 ans (+1,1 point, à 34,8% au premier trimestre, néanmoins 0,3 point sous son niveau de 2024). La seconde : «Le taux d'emploi des seniors a augmenté de deux points». Selon les chiffres arrêtés par le ministère du Travail en 2024, la part des actifs de 55 à 64 ans avait atteint 58,4% en 2023 contre 56,9% en 2022. Une proportion de seniors au travail encore très inférieure à la moyenne de l'Union européenne (63,9%).
Le ministre promet qu'il n'y a aucune «inquiétude» à avoir
Dans ce contexte, le ministre évacue toute menace de chômage de masse. «Nous sommes à la bataille pour l'éviter» promet-il, affirmant qu'il ne «voit pas, dans les tendances de court terme, d'inquiétude» à avoir. Des propos qui risquent de faire grincer des dents parmi les organisations syndicales. La CGT, qui avait listé, fin 2024, quelque 300 plans sociaux en cours dans le pays, prône l'interdiction de licenciement aux entreprises faisant du bénéfice. Le sénateur de Loir-et-Cher Jean-Luc Brault porte d'ailleurs actuellement un projet de loi en ce sens. Interrogé à ce sujet, Eric Lombard s'y est dit «défavorable», rappelant «l'explosion du taux de chômage» qui avait suivi une telle mesure au moment où elle avait été testée... dans les années 1980.


















