
La sentence est tombée ce jeudi 10 juillet. Cinq ans après sa condamnation à 18 mois de prison avec sursis pour évasion fiscale, l’éditeur grenoblois Jacques Glénat, a été suspendu de l’ordre de la Légion d’honneur selon deux décrets parus au Journal officiel. Comme le rapporte Le Figaro, cette suspension court pour une durée de six ans. Cette décoration lui avait été attribuée en 2018 sous la présidence d’Emmanuel Macron.
Daté du mardi 8 juillet, le premier décret retire ainsi au fondateur des Éditions Glénat spécialisées dans la BD ses «droits et prérogatives attachées à sa qualité de chevalier de la Légion d’honneur». Par conséquent, Jacques Glénat, aujourd’hui âgé de 73 ans, est privé du droit de porter les insignes «de toute décoration française ou étrangère ressortissant à la grande chancellerie de la Légion d’honneur». Quant au deuxième décret présidentiel, également daté du 8 juillet, ce dernier lui retire pour la même durée de six ans «l’exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier de l’ordre national du Mérite».
Une évasion fiscale révélée par les «Panama Papers»
Le 7 septembre 2021, Jacques Glénat avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour de l’évasion fiscale révélée par le scandale financier des «Panama Papers». Le septuagénaire figurait ainsi dans la liste pour avoir possédé une société domiciliée aux Seychelles qui lui servait à acheter des œuvres d’art.
Reconnaissant sa culpabilité dans cette affaire pour des faits de blanchiment de fraude fiscale aggravée, Jacques Glénat avait écopé d’une peine proposée par le parquet national financier (PNF) de 18 mois de prison avec sursis, 200 000 euros d’amende et la confiscation de 470 000 euros. À l’époque, le ministère public avait notamment évoqué le «schéma frauduleux» ainsi que le «montage sophistiqué» mis en place par le Grenoblois en 1997 pour un préjudice total fiscal estimé à 2,2 millions d’euros.


















