
Un constat sans détour. Alors que l’exécutif multiplie les pistes afin de trouver les 44 milliards d'euros d'économies nécessaires au budget de l'État en 2026, l’écrivain et éditorialiste Franz-Olivier Giesbert pointe du doigt Emmanuel Macron à l'aune d'un chaos politique. Invité de la Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi 27 août, il n’a pas mâche ses mots : «Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 et à l'époque, souvenez-vous, tout le monde le voyait comme le Mozart de la finance. Mais en fait, c'est l'Attila de la finance».
«C'est-à-dire que là où il est passé, l'herbe ne repousse pas», a ajouté Franz-Olivier Giesbert. «Pourquoi ? Parce que je pense qu'il a méprisé l’économie», explique-t-il, assurant que celle-ci avait choisi «de se venger». Ces dernières semaines, François Bayrou n’a de cesse de peindre un tableau apocalyptique de la situation, alors que le Premier ministre engage la responsabilité du gouvernement à l’occasion d’un vote de confiance le 8 septembre prochain.
Emmanuel Macron ne compte pas démissionner
Jusqu’ici, le président de la République a toujours repoussé l’hypothèse d’une nouvelle dissolution, qu’une partie du camp présidentiel estime inéluctable. Emmanuel Macron va jouer gros dans les prochaines semaines alors qu’un mouvement social d’ampleur appelle à «bloquer» le pays à la rentrée, normalement le 10 septembre. Dans les prochains jours, la nature des actions prévues et le volume de la mobilisation devraient se clarifier.
Ainsi, malgré la crise sur le budget et le vote de confiance prévu le 8 septembre à l'Assemblée nationale, le locataire de l’Elysée réaffirme sa volonté de mener son mandat «qui (lui) a été confié par les Français» à terme. «La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné (...) n'en déplaise y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces mêmes élections», a ajouté le chef de l’Etat lors d'une conférence de presse avec le chancelier allemand Friedrich Merz.



















