
Pour François Bayrou, les consultations se poursuivent avant le vote de confiance auquel il soumettra son gouvernement le 8 septembre prochain. Ce jeudi, le Premier ministre reçoit le Parti socialiste même si Olivier Faure a d’ores et déjà prévenu que «la messe est dite». Car, en réalité, les sujets de désaccord semblent beaucoup trop nombreux. Dimanche 31 août, lors de son entretien accordé aux chaînes d’information en continu, François Bayrou déplorait que «ce que proposait le Parti socialiste n’était pas de freiner la dépense, mais de laisser repartir la dépense».
Invité à réagir à ces propos sur Franceinfo ce jeudi matin, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a dénoncé la méthode employée par le Premier ministre : «Quand vous avez un parti d’opposition qui fait des propositions, des contre-propositions, ce que vous devez faire, c’est dire ‘je ne suis pas d’accord avec ça, on va en discuter et voir comment aboutir à quelque chose qui sera un compromis’.» Le problème, selon le coprésident de Place publique, c’est qu’il y a «un rejet».
«Pas de compromis possible» sans taxation des plus riches
Et le rejet le plus important qu’il déplore, c’est celui de «la mise à contribution sérieuse de plus hauts patrimoines et des plus grandes fortunes». Selon lui, la gauche est prête à discuter de tout, mais une chose «rendra tout compromis impossible : s’il n’y a pas de changements des politiques fiscales mises en place par Emmanuel Macron».
Et même si la taxe Zucman n’était pas mise en place, l’eurodéputé attend une contre-proposition. «Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas de compromis possible si l’effort demandé aux Français n’est pas juste», a-t-il martelé sur Franceinfo, réclamant des mesures de justice : «Ce qui est juste, c’est que ceux qui ont multiplié par deux leur fortune colossale ces huit dernières années soient mis à contribution d’abord.»
Raphaël Glucksmann conteste les accusations de lubie concernant la taxation des plus riches. Pour lui, il s’agit de «la seule manière de rendre l’effort commun acceptable». A savoir «que tous les Français voient que ceux qui ont le plus sont mis le plus à contribution.»



















