
Bercy sort les griffes. Le ministère des Finances a intensifié ses contrôles ces derniers mois. Ainsi, en 2024, plus d’un million de ménages ont dû justifier leurs comptes, contre 800 000 en 2022. Et le fisc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L'administration entend opérer 25% de contrôles supplémentaires à l’horizon 2027, nous apprend franceinfo. Et pour cause, ces inspections rapportent gros. Rien que l’année dernière, plus de 16 milliards d’euros ont ainsi été récupérés en amende, pénalité et autres droits dont ont dû s'acquitter des professionnels et des particuliers.
Pour ce qui est des ménages français, le fisc a dans son viseur les très hauts patrimoines. Ainsi, ses services interrogent les notaires afin qu’ils numérisent l’intégralité des documents relatifs à l’héritage. Par ailleurs, les agents de l'administration fiscale enquêtent sur les holdings, et plus généralement les montages financiers dont sont friands certaines grandes fortunes. Toutefois, notons qu’il s’agit bien souvent d’optimisation fiscale et pas de fraude.
L’intelligence artificielle au service du fisc
Les entreprises sont aussi passées au peigne fin par les services du ministère des Finances. Ils se concentrent sur certains secteurs particulièrement propices à la fraude. C’est notamment le cas de l’immobilier ou bien de l'hôtellerie-restauration. L’irrégularité la plus récurrente ? La fraude à la TVA. D’après les chiffres avancés par l’administration fiscale, le manque à gagner pour l’État se situait entre 6 et 10 milliards d’euros, notent nos confrères. Les agents gardent également à l'œil les déclarations inexactes ou fausses.
Pour parvenir à améliorer son efficacité, le fisc s’est mis à la page. L'administration utilise désormais l’intelligence artificielle pour augmenter sa cadence de contrôle. L’IA prédictive permet ainsi de s’assurer en quelques clics que le train de vie d’un particulier corresponde à sa déclaration fiscale, en s’appuyant notamment, sur ses réseaux sociaux.



















