Normalien, docteur en biomathématiques, spécialiste de l’intelligence artificielle, Emmanuel Chiva a dirigé 13 start-up au cours de sa carrière, avant de piloter l’Agence de l’innovation de défense. Un profil atypique à qui Emmanuel Macron a confié en août dernier les clés de la très sensible Direction générale de l’armement (DGA, 10500 personnes), une entité du ministère des Armées chargée depuis 1961 chargée d’assurer la dissuasion nucléaire et de préparer les futurs systèmes de défense des armées.

Il y a près d’un an, le président de la République indiquait que la France était entrée en « économie de guerre ». Quelle est votre définition de cette formule?

Emmanuel Chiva: L’économie de guerre, cela ne veut pas dire que nous sommes en guerre. Cela veut dire que l’on se met en mesure de pouvoir faire face à un conflit de haute intensité, être résilient dans la durée. Donc finalement, c'est quoi? C'est produire plus vite, être en capacité d'accélérer les cadences, d’augmenter les stocks là où c'est pertinent. Mais tout ça dans un modèle qui soit soutenable par l'Etat dans la durée.

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement