Dans la continuité des débats sur sa proposition de déblocage exceptionnel de l’épargne salariale en 2026, Serge Papin, ministre des PME et du pouvoir d’achat, a indiqué mercredi 7 janvier que le plafond de ce déblocage à 2 000 euros était ouvert aux discussions et n’était pas figé, selon BFM. À l’occasion de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre a qualifié cette mesure, qui a pour vocation de stimuler la consommation des salariés, de «première étape».

Cette précision a été donnée en réponse à une question du député Liot Stéphane Viry, qui l’interrogeait sur les limites de cette mesure. Pour rappel, le déblocage de l’épargne salariale vise exclusivement, pour le moment, les salariés rémunérés à moins de deux Smic. La mesure permet aussi de retirer jusqu’à 2 000 euros de leur PEE, exonérés d’impôts sur le revenu. De son côté, le ministre Serge Papin défend cette mesure en rappelant que «le capitalisme doit être plus partageur», et que les profits doivent «mieux profiter à tous». Mais sur le plafond de retrait, le ministre ouvre donc la porte à la discussion, après que l’étape budgétaire soit franchie.

Un débat parlementaire en ligne de mire

Serge Papin justifie ce délai pour une discussion ultérieure sur le plafond de retrait par le diagnostic macroéconomique de la France, qu’il estime aujourd’hui inquiétant. En effet, selon lui, la France affiche «le record d’Europe du taux d’épargne», alors que la consommation, elle, reste atone. Pour le ministre, cette nouvelle mesure pourrait être un levier de consommation, mais devra être progressive.

Le débat autour de cette proposition est donc très attendu, d’autant qu’une autre députée de la Droite républicaine, Sylvie Bonnet, a déposé une loi concurrente cosignée par Stéphane Viry. Cette dernière prévoit donc un déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement en 2026, avec un plafond bien plus élevé, allant jusqu’à 50 000 euros, sans condition de salaire. Une proposition de loi qui devrait être examinée par la commission des Affaires sociales dans les prochaines semaines.