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Créé par les pouvoirs publics, le plan d’épargne entreprise (PEE) permet de se constituer un portefeuille de fonds d’actions et de le faire fructifier hors impôts. Plus de dix millions de personnes en profitent : il est accessible à tous les salariés d’une entreprise ayant mis un plan en place (un PEE n’est obligatoire qu’au-delà de 50 salariés), mais aussi aux dirigeants de société, aux professions libérales, aux commerçants et aux artisans, à condition que le nombre d’employés soit compris entre 1 et 250.
Le plan peut être alimenté par des versements volontaires, plafonnés à 25% de sa rémunération annuelle brute. Il est aussi possible d’y placer sa participation, ses primes d’intéressement et la plupart des jours de congé affectés au compte épargne temps (CET). Mieux, l’employeur complétera le plus souvent la mise par un «abondement», lui aussi défiscalisé, sous la forme d’une prime annuelle pouvant aller jusqu’au triple des versements effectués par le salarié. Au regard des énormes avantages offerts par ce dispositif, n’hésitez à l’utiliser si vous en avez la possibilité !
Comment est abondé votre plan ?
Le PEE peut être «abondé», autrement dit alimenté par des versements de l’employeur venant compléter ceux du salarié. Cet abondement est toutefois limité par la loi à 300% des versements annuels du salarié et, pour l’année 2025, à 3 768 euros (ou 6 782 euros en cas d’investissements réalisés dans des actions émises par son entreprise). Notez que ce coup de pouce de l’employeur n’est en aucun cas obligatoire, même si plus de 65% des entreprises jouent le jeu (elles ont alors droit à un avantage fiscal), avec un abondement moyen égal à 100% de la mise annuelle des salariés.
Quels fonds pour investir dans votre PEE ?
En plus des éventuelles actions de l’entreprise, au moins trois fonds doivent être proposés sur le PEE (dont un fonds «solidaire»), avec un degré de risque différent pour chacun. Sauf si vous comptez vite récupérer votre épargne, évitez les fonds investis à 100% en titres monétaires : leurs performances tomberont sans doute au-dessous de 2% d’ici la fin 2025.
Si votre horizon de placement excède cinq ans, privilégiez un fonds équilibré (moins de 50% d’actions) et, s’il excède dix ou vingt ans, visez un fonds dynamique (plus de 70% d’actions), sachant que vous pourrez à tout moment transférer votre argent d’un fonds à un autre si vous changez d’avis.
Quelle est la fiscalité du PEE ?
Après les 5 années réglementaires de blocage, les gains issus de tous les versements effectués sur un PEE sont exonérés d’impôts sur le revenu (ils sont toutefois assujettis aux prélèvements sociaux, au taux de 17,2% depuis janvier 2018).
A signaler : le blocage de l’épargne durant 5 ans s’entend versement par versement, et non pas à compter de la date d’ouverture du plan. En clair, chaque versement et les gains qui y sont liés deviennent disponibles après 5 ans.
En cas de départ de l’entreprise, que devient votre PEE ?
Lorsqu’il quitte son entreprise, quel qu’en soit le motif, le salarié peut récupérer son épargne hors impôts (mais pas hors prélèvements sociaux). Il a aussi la possibilité de garder son plan d’épargne entreprise, mais sans y faire de nouveaux versements, sauf s’il part en retraite (le plan ne sera toutefois plus abondé), sachant que tout versement sera alors bloqué 5 ans. Notez que le transfert de l’épargne dans le PEE du nouvel employeur est autorisé, sans impôts ni taxes sociales.
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