L’affaire n’avait pas eu à l’époque le même retentissement que l’exil fiscal de Gérard Depardieu vers la Belgique en 2012. Pourtant, comme le rapporte BFMTV, Christian Clavier est aujourd’hui rattrapé par l’administration fiscale qui lui réclame la somme de 323 644 euros au titre de l’impôt sur la fortune (ISF) de l’année 2012, remettant ainsi son statut de résident fiscal britannique. Une décision confirmée par la cour d’appel de Paris le 12 mai dernier.

En effet, peu de temps après Gérard Depardieu, la star des Bronzés avait entrepris la même démarche pour des raisons similaires à un moment où François Hollande, qui était alors le président de la République, avait promis de taxer à hauteur de 75 % l’ensemble des revenus supérieurs à un million d’euros. Soucieux de faire les choses en bonne et due forme, Christian Clavier avait ainsi procédé à la vente de son appartement situé dans le 7e arrondissement de Paris, puis acheté une maison à Londres et transféré quatre millions d’euros de placements financiers en Belgique. Des démarches qui auraient dû lui permettre de remplir les conditions pour être considéré comme résident à l’étranger.

Un départ pour des raisons de tranquillité

Pourtant, l’administration fiscale reste toujours prise de doutes quant au fait que l’acteur ait réellement passé le plus clair de son temps de l’autre côté de la Manche, au Royaume-Uni. En effet, pour être considéré comme résident à l’étranger, tout citoyen doit avoir passé plus de la moitié de l’année sur un autre territoire. Or, selon le média l’Informé, de nombreuses preuves montrent que Christian Clavier résidait bel et bien à Paris. Le tournage du film Les Profs en France, des factures de téléphone et d’EDF, ou encore la location d’un pied-à-terre à Paris pour trois ans, ont mis à mal sa version.

Interrogé à l’époque par les médias sur son départ précipité de la France, Christian Clavier avait toujours nié vouloir partir dans l’intention de se soustraire au fisc français. Auprès de l’Agence France-Presse, son agente, Alexandra Schamis, avait par ailleurs affirmé que ce départ avait été poussé par un «ras-le-bol» et un «souci de bien-être personnel et familial». Meurtri par le mauvais accueil de son dernier film, l’acteur était aussi sujet à de vives critiques vis-à-vis de son amitié avec Nicolas Sarkozy. Bien qu’il ait désormais perdu en appel, une autre voie juridique est encore possible pour Christian Clavier. L’acteur, s’il le souhaite, a en effet la possibilité de se pourvoir en cassation.