«Avec tous les signaux négatifs envoyés durant la discussion du budget à l’Assemblée nationale, cela n’a rien d’étonnant.» Avocat d’affaires au sein du cabinet Alphard.Law, Antoine Gouin l’assure, les nombreuses propositions déposées ces derniers mois pour taxer les hauts patrimoines, accusés de ne pas payer assez d’impôts, inquiètent sa clientèle fortunée. Entre les amendements finalement rejetés comme l’impôt universel ciblant les Français installés dans les paradis fiscaux ou la taxe Zucman sur les très gros patrimoines et ceux votés mais sans certitude d’être conservés jusqu’au bout, comme l’impôt sur les biens improductifs (tableaux, meubles…) ou la taxe sur les holdings, le désagréable sentiment d’être dans le viseur s’est installé chez les contribuables aisés.

Et l’instabilité politique actuelle n’aide pas à apaiser les esprits. Après plusieurs années de calme relatif, les impôts ne vont-ils pas de nouveau flamber ? «Avec un contexte aussi incertain, on nous interroge de plus en plus sur l’intérêt de partir», constate Benoist Lombard, directeur général délégué du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Laplace.

Dumping fiscal en Europe

La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital Profitez de -40% sur votre abonnement annuel standard
  • Accès à tous les articles réservés aux abonnés
  • Le magazine en version numérique
  • Sans engagement