Une fois n’est pas coutume, Emmanuel Macron a fait court. Pour ses traditionnels vœux du 31 décembre, le chef de l’Etat a pris la parole pendant une dizaine de minutes. Le président français a commencé par avoir une pensée «pour ceux qui assurent la continuité de la nation et ceux qui sont seuls», mais l’a assuré : «Notre pays tient», et ce, «grâce à l'engagement de tous, grâce à vous». Surtout, malgré les soubresauts politiques des derniers mois, le chef de l’Etat a martelé que cette nouvelle année «doit et sera utile».

«Je vois aussi nos propres divisions, nos doutes, la solitude croissante qui existe dans la société, la baisse de notre natalité, l'insécurité, les difficultés de pouvoir d'achat. Je sais toutes les impatiences, parfois les colères qui continuent d'exister dans le pays et je partage plusieurs d'entre elles», a concédé Emmanuel Macron. C’est dans ce contexte qu’il a appelé le gouvernement et le Parlement à «bâtir des accords» dès le début de l’année sur le budget, car «c’est indispensable».

Fin de vie : «Nous irons au bout», martèle Macron

En outre, malgré les critiques, Emmanuel Macron confirme qu’il sera au travail «jusqu'à la dernière seconde de son mandat». Evoquant les prochaines élections municipales et le combat des maires à qui il a redit sa «reconnaissance» et sa «gratitude», Emmanuel Macron a ensuite listé succinctement les principaux chantiers auxquels il «veillera (…) pour qu’ils puissent aboutir». Parmi eux, la protection «de nos enfants et de nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans».

Comme attendu, le chef de l’Etat a évoqué la fin de vie : «Nous irons enfin au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m'étais engagé devant vous en 2022», a-t-il martelé. Il a ensuite confirmé «les premiers pas du service national». Avant de formuler trois vœux «d’unité», de «force et d'indépendance» ainsi que «d’espérance».

Une réunion de la coalition des volontaires le 6 janvier

«Espérance pour nous-mêmes et pour nos enfants. Ne renonçons pas, ne renonçons pas au progrès encore possible», a lancé le président français. Sur le plan international, une coalition des volontaires se tiendra dès le 6 janvier avec les alliés de Kiev. «Regardons devant et regardons loin comme citoyens et comme nation», a-t-il conclu, «alors que la loi du plus fort tente de s'imposer dans les affaires du monde et que notre Europe est assaillie de toutes parts».