Ceux qui y vivaient depuis plusieurs mois ou plusieurs années le savent : les Emirats arabes unis sont très avantageux sur le plan de la fiscalité puisqu’il n’y a aucun impôt sur le revenu des particuliers, ni d’impôt sur les plus-values, sur les dividendes reçus ou encore de charge sociale. La taxation est également très avantageuse pour les sociétés qui n’ont à payer globalement que l’impôt sur les bénéfices (la Corporate Income Tax) à hauteur de 9%, alors que la TVA appliquée est de 5%. Raison pour laquelle de nombreux expatriés, dont beaucoup de Français, se sont installés à Dubaï.

C’est le cas aussi des influenceurs. Mais avec le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient et les frappes qui visent chaque jour le pays du Golfe, beaucoup ont décidé de partir aux premiers jours. D’autres sont bloqués à l’étranger et ne peuvent pas rentrer à Dubaï. Vont-ils devoir payer des impôts désormais ? En théorie, ils peuvent avoir peur, rappelle BFM, car le statut de résident fiscal à Dubaï est conditionné à un nombre de jours de présence.

Une souplesse pour son image… et son économie

Comme nous l’évoquions il y a quelques jours, certains étaient donc prêts à tout pour revenir le plus vite possible dans le pays, quitte à payer le prix fort pour des jets privés. Car dans les faits, il faut résider au moins 183 jours par an aux Emirats arabes unis, soit près de la moitié de l’année. Mais comme le pays veut préserver sa bonne image, les autorités pourraient faire preuve de souplesse dans les jours à venir, a appris le Financial Times.

Une question d’image donc, mais également d’économie, car beaucoup d’entreprises se sont implantées dans le pays ces dernières années. «Il est donc crucial pour son économie et son image de conserver ces expatriés», analyse par exemple dans le Financial Times, Elsa Littlewood, associée fiscaliste chez BDO. Si vous disposez d’une résidence ou d’un emploi à Dubaï, par exemple, la durée minimale de séjour peut être abaissée à 90 jours.

Dans tous les cas, les autorités devraient gérer «au cas par cas», explique l’associé principal du cabinet d'avocats BSA Law de Dubaï, Michael Kortbawi. Pour lui, elles prendront compte des perturbations de voyage «en fonction des besoins». Un risque d’autant plus grand que depuis le début du conflit, certains investisseurs auraient décidé de partir vers des places financières plus «sécurisées» comme Singapour. D’où la nécessité de stopper l’hémorragie.