L’Ukraine poursuit ses opérations pour déstabiliser la Russie. Le 1er juin, Kiev ciblait d’importantes bases aériennes russes au cours de l’opération «Toile d'araignée». Une attaque à l’aide de drones qui a pu causer jusqu’à deux milliards d’euros de pertes à la Russie. Quelques jours plus tard, Volodymyr Zelensky et ses équipes fragilisaient un peu plus Moscou via la cyberguerre en visant le géant Tupolev. Puis, le 7 juin dernier, Kiev a indiqué avoir abattu un chasseur russe Soukhoï Su-35 dans la région de Koursk.

Mais le pouvoir ukrainien ne compte pas s’arrêter là. Selon TF1, les capacités militaires russes ont aussi été prises pour cible le 5 juin en s’attaquant aux lanceurs Iskander. Système russe de missile balistique à courte portée ou moyenne portée de nouvelle génération, l’Iskander peut également être utilisé comme missile balistique tactique nucléaire selon les besoins du champ de bataille. D’après nos confrères, l’Ukraine en a visé trois dans la région de Briansk.

La Russie posséderait 160 Iskander

Sur les trois, un aurait explosé et les deux autres auraient été endommagés. Pourquoi ? Car ils auraient été impliqués dans les frappes menées sur Kiev la nuit d’avant. «Les lanceurs d'Iskander, c'est ce qui permet aux Russes de tuer des civils», a décrypté sur LCI le grand reporter, Gallagher Fenwick. Selon lui, les Ukrainiens veulent coûte que coûte montrer leurs atouts, à savoir des «frappes dans la profondeur, une capacité à endommager la dissuasion nucléaire russe, une capacité à rentrer dans vos serveurs et une capacité à révéler vos plans».

Cette frappe ciblée, et visiblement réussie, est un nouveau coup dur pour la Russie. En effet, selon Le Parisien, Moscou n’en posséderait que 160. Les missiles balistiques seraient placés sur des camions MZKT 7930 à huit roues. Au nombre de deux sur le camion, ils sont normalement protégés par un toit blindé.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, ces missiles sont devenus une des armes «de prédilection» de la Russie, précise l’association d’experts Missile Defense Advocacy Alliance, notamment parce qu’ils sont «très complexes» à intercepter. Il est donc plus judicieux de les cibler avant qu’ils ne soient tirés, ce que semble avoir fait Kiev.