La hausse des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, il y a un peu plus d’un mois, met en colère les usagers de la route. Vendredi 27 mars, le gouvernement a annoncé des aides ciblées vers les professions impactées par la hausse des prix. Les chauffeurs routiers bénéficieront de 20 centimes de remise par litre de carburant au mois d’avril, rappelle TF1 Info. Mais ces aides «ne sont ni à la hauteur, ni opérationnelles», juge Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération Nationale des Transports Routiers.

Du côté de l’Organisation des transporteurs routiers européens, on estime que l’enveloppe de 50 millions d’Euros n’est «pas à la hauteur de la gravité de la situation, des difficultés rencontrées par les professionnels concernés, ni des mesures qui avaient été prises en 2022». Il faut dire qu’après la hausse des prix provoquée par l’invasion russe en Ukraine, le gouvernement avait acté une aide de 30 centimes par litre. Celui-ci assure que la situation budgétaire actuelle ne permet pas un tel montant pour l’aide.

Des actions à prévoir cette semaine

Qu’à cela ne tienne ! Les syndicats de la profession organisent déjà des actions pour manifester leur mécontentement. On avait déjà eu un avant-goût samedi 28 mars, sur l’A7 au sud de Lyon. Deux voies sur trois ont été bloquées par une vingtaine de poids lourds. Ces opérations devraient se multiplier cette semaine. L’OTRE prévoit des opérations escargot en Île-de-France lundi 30 mars et mardi 31 mars en Pays de la Loire. Des manifestations similaires seront organisées le 1er avril en Provence-Alpes-Côte d’Azur avec la FNTR, en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine.