
Les annonces faites par le gouvernement, dans la soirée du vendredi 27 mars, n’ont pas freiné les ardeurs des routiers. En effet, face à la flambée des prix du carburant depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février, des entreprises de transport ont décidé de passer à l’action pour faire part de leur mécontentement. «Nous arrivons à la quatrième semaine de crise, la situation est très compliquée pour les transporteurs routiers, car le gasoil livré en cuve est souvent plus cher pour eux que dans les stations-service», a affirmé Florence Berthelot, la déléguée générale de la FNTR, syndicat des transporteurs routiers, auprès de l’AFP.
Ainsi, l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), syndicat patronal des petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaire, appelle à la mobilisation à partir de ce samedi 28 mars dans plusieurs villes de France. Un mouvement est notamment prévu sur l’A7 au sud de Lyon, et à la jonction A71/A89 près de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) entre 9 heures et 14 heures, rapporte Actu.fr. D’autres actions sont prévues en Île-de-France, le lundi 30 mars.
Une aide forfaitaire par véhicule, à destination des TPE et PME
Le mardi 31 mars, ce sont les routiers des Pays de la Loire et de la Nouvelle-Aquitaine qui devraient suivre le mouvement national. Le lendemain, l’OTRE Occitanie a également appelé à une mobilisation des transporteurs à Toulouse, en ville ainsi que sur le périphérique. Toujours le mercredi 1er avril, la Fédération nationale des transporteurs routiers entamera des actions en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le secteur du transport routier, de marchandises ou de voyageurs fait l’objet d’une aide de 50 millions d’euros le mois prochain de la part du gouvernement. Mais celle-ci équivaut à réduire de 20 centimes d’euro le prix du litre de carburant, un montant pas suffisant pour compenser la hausse connue depuis le 28 février. Cette mesure cible les TPE et les PME (très petites, petites et moyennes entreprises) qui pourront justifier «de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise».



















