
Face à l’accusation de profiter de la crise énergétique, le gouvernement a tenu à réaffirmer sa position. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Energie, a été catégorique ce mardi 7 avril sur BFMTV et RMC. «L’Etat n’est pas un profiteur de crise. C’est une contre-vérité que certains partis politiques essaient d’imposer dans le débat», a-t-martelé. La polémique fait suite aux déclarations de Marine Le Pen, qui dénonçait un surplus fiscal de 270 millions d’euros en mars et accusait l’Etat de tirer profit de la flambée des prix des carburants.
Selon Maud Bregeon, si les recettes fiscales augmentent mécaniquement avec la hausse des prix via la TVA, elles sont immédiatement compensées par d’autres coûts. «Marine Le Pen spécule sur le dos de cette crise. Elle spécule politiquement depuis les premiers jours de cette crise énergétique et c’est extrêmement grave», a-t-elle dénoncé. «L’Etat ne profite jamais, jamais, d’une crise pétrolière. Certes vous avez une augmentation des recettes issues de la TVA puisque les prix augmentent, mais elles sont immédiatement compensées à la baisse par la baisse de la consommation par exemple, par la hausse des taux. On emprunte plus cher sur les marchés, ça coûte davantage d’argent à l’Etat», a expliqué la porte-parole du gouvernement.
De nouvelles aides ciblées à venir
«Au global, l’Etat n’est jamais gagnant», a insisté la ministre, ajoutant que les distributeurs et les raffineries françaises n’ont, de leur côté, pas affiché de marges indues : «Nous n’observons pas de profiteurs de crise en France», a-t-elle précisé. Lors de cette interview, Maud Bregeon a également mis en garde contre l’idée d’un blocage des prix des carburants : «C’est l’autoroute vers les pénuries assurées», a-t-elle estimé.
Le gouvernement annonce cependant la mise en place d’un nouveau dispositif d’aide «dans les jours à venir», ciblé sur «les Français qui travaillent et rencontrent des difficultés particulières», comme les aides-soignants, les aides à domicile ou certains agriculteurs. «Il n’y aura pas d’aide universelle», a rappelé Maud Bregeon, afin de concentrer le soutien sur les populations les plus vulnérables.



















