
Le message est clair… et risque de faire grincer des dents la gauche. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réaffirmé avec fermeté ce mardi 28 octobre sur BFMTV que l’exécutif s’opposerait à toute mesure fiscale susceptible de «toucher l’appareil productif», dans le cadre du débat autour de la taxe Zucman sur les hauts patrimoines. «Le gouvernement est opposé et restera opposé à la taxe Zucman. Pas par dogmatisme, pas par volonté de blocage, mais on ne peut pas faire n’importe quoi avec l’emploi, on ne peut pas faire n’importe quoi avec l’innovation», a insisté Maud Bregeon. «On doit préserver l’emploi, on doit préserver ce qui marche en France», a-t-elle ajouté.
Tout en fermant la porte à la taxe Zucman, la porte-parole a précisé que le gouvernement se montre ouvert à une «meilleure répartition de l’effort devant l’impôt», citant la surtaxe sur les entreprises, «le sur-impôt sur les sociétés qui touche 440 grandes entreprises». «On est prêt à demander une contribution exceptionnelle aux Français les plus fortunés», a-t-elle assuré. Interrogée sur la version allégée de la taxe Zucman proposée par les socialistes, la porte-parole du gouvernement a réitéré l’opposition de l’exécutif : «Tout ce qui toucherait demain à l’appareil productif, à l’emploi et à l’innovation, le gouvernement y sera opposé parce que ça affaiblit ce que sont aujourd’hui les grands atouts français. Ce qui permet au pays de produire de la richesse, ce qui permet au pays d’avoir des emplois de bonne qualité, bien rémunérés, et donc ce qui permet aux gens de vivre mieux, c’est pour ça que nous y sommes opposés.»
«Personne n'est en position de lancer des ultimatums»
Avant de conclure «Vous pouvez l’appeler Zucman, Zucman Light, à partir du moment où ça touche à l’appareil productif, aux usines, aux grandes start-up qui créent de l’innovation, nous serons contre.» Alors que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a menacé dimanche le gouvernement de censure si aucune avancée n’était réalisée sur la question, Maud Bregeon a répliqué : «Je crois que personne n'est en position de lancer des ultimatums au regard de ce qu’est l’Assemblée nationale. Ni les socialistes, ni nous, personne aujourd’hui n’a le luxe de l’hégémonie et ne peut prétendre imposer son programme.»


















