
Les outils IA sont-ils de nouveaux boosters en matière de ciblage de la fraude fiscale ? À en croire les chiffres communiqués par Bercy, mardi 7 avril, le fisc français a atteint l’an passé un niveau de rendement inédit de son activité, bien accompagné par des contrôles orientés par l’intelligence artificielle. C’est ce que l’on appelle le «data mining», qui permet de cibler plus précisément «les anomalies, d’identifier les schémas complexes et d’augmenter le rendement des opérations», comme l’explique La Dépêche.
Ainsi, 2,8 milliards d’euros ont été recouvrés grâce à l’IA en 2025. Cela a permis au contrôle fiscal français d’atteindre un nouveau record, franchissant la barre des 17 milliards d’euros de droits et pénalités notifiés, soit 3% de plus qu’en 2024, qui était déjà une année record (16,7 milliards d’euros). La contribution globale représente même 25,5 milliards d’euros aux finances publiques.
La fraude évolue, la technologie aussi
Si la fraude sociale détectée se tasse cette dernière année par rapport aux années précédentes, de nouvelles fraudes ont le vent en poupe. Plus internationalisées, mobilisant des montages financiers sophistiqués ou des sociétés écrans, ces fraudes sont davantage complexes à repérer. C’est pourquoi les moyens utilisés pour les éviter et les redresser ont eu besoin de s’appuyer sur une technologie à la hauteur de l’enjeu.
Les outils IA utilisant la technique du «data mining» ont alors permis de procéder à plus de 57% des contrôles effectués auprès des entreprises et plus de 63% auprès des particuliers.



















