
Il aura fallu plusieurs semaines pour qu’Emmanuel Macron trouve un successeur à Gabriel Attal. Resté chef du gouvernement pendant plus de deux mois, pour «assurer la stabilité du pays», l’actuel secrétaire général de Renaissance aura finalement été remplacé par Michel Barnier. Mais plusieurs noms avaient circulé pour prendre sa suite, de Clémence Guetté à Mathilde Panot côté LFI, en passant par Marine Tondelier, ou encore Boris Vallaud, Raphaël Glucksmann voire Laurent Berger. Toutefois, Emmanuel Macron avait également sondé du côté des entreprises pour son nouveau Premier ministre.
C’est ce qu’a révélé Jean-Dominique Senard sur BFM lundi 9 février. A-t-il des regrets de ne pas avoir été nommé ? Absolument pas, a laissé entendre le président de Renault, «je ne regrette pas du tout», d’autant que c’est lui qui «a pris la décision de refuser». Mais il n’a pas dit «non» comme ça à Emmanuel Macron. «Je lui ai dit pourquoi. Je considérais à l’époque que les circonstances politiques du moment ne permettaient pas d’agir», a-t-il répondu à Marc Fauvelle.
Pleinement concentré aux côtés de Renault
Jean-Dominique Senard considère que «pour être homme politique, il faut avoir le temps d’agir et la capacité d’agir», or, «quand vous pensez que ces deux choses ne sont pas réunies», son rôle était donc de rester président de Renault, a-t-il lancé. «Je le suis encore et je peux au moins faire en sorte d’agir avec les équipes de Renault.»
Au cours de cet entretien, le président de Renault en a profité pour assurer que son groupe n’était pas en danger et «bien géré». Sans citer Stellantis, qui a plongé de plus de 25% en Bourse vendredi dernier (la pire chute boursière de son histoire), le président de Renault a rappelé que les épisodes de cette nature «arrivent de temps en temps». «On est prêt à faire face à des défis considérables» même si l’industrie automobile est «sous une tension (avec) de défis formidables».
Il a aussi souligné qu’il avait parlé dès 2019 d’un «déferlement» ou d’un «tsunami» de voitures chinoises sur le marché européen. «Elle est non seulement au point et un peu plus qu’au point, mais on fait ce qu’il faut pour réagir», a-t-il tenté de rassurer.



















