Les voitures neuves continuent leur chute. Selon les informations de la Plateforme automobile, relayées par La Tribune, en janvier 2026, les ventes de voitures particulières neuves immatriculées en France ont baissé de 6,55 % en comparaison à janvier 2025. Une forte baisse due notamment à une insuffisance de composants électroniques, rendant les constructeurs incapables de produire assez de voitures.

Mais cette année, la cause d’un niveau de vente aussi bas est ailleurs. En effet, les prix de vente restent élevés, et le contexte politique demeure incertain. En parallèle, la part des ventes de voitures électriques a augmenté pour atteindre 28 %, un record. Mais ce chiffre démontrerait surtout l’influence de l’aide à l’achat et le soutien apporté à ce segment, selon la Plateforme automobile et AAA Data.

Une crise de volumes durable

En fait, la baisse des ventes de voitures neuves immatriculées en France est une tendance de longue date. En 2019, la France vendait 2,2 millions de voitures neuves par an. Ce volume a diminué pour atteindre 1,63 million en 2025, soit 580 000 véhicules de moins en six ans.

Plus dans le détail, les ventes restent contrastées selon les constructeurs. Les ventes de Stellantis ont reculé en janvier, mais celles de Renault, elles, ont légèrement progressé. De son côté, Toyota est en léger repli. Dans les ménages, les arbitrages restent défavorables aux voitures neuves, car en période d’inflation, c’est l’épargne qui est favorisée. Parmi les voitures neuves, les prix moyens connaissent certes un léger reflux de 1,4 %, mais ils demeurent toujours élevés selon AAA Data. En effet, le prix moyen pour une voiture neuve essence est de 25 657 euros, contre 42 992 euros pour un modèle électrique. Pour cette raison, la location longue durée progresse, et la transition vers l’électrique avance, mais en grande partie grâce aux aides publiques, selon la Plateforme automobile.