
Faut-il interdire l'accès à certains jeux vidéo aux mineurs ? Le président de la République a en tout cas soulevé la question. Après l'agression d'une professeure à Sanary-sur-Mer, mardi 3 février, par un adolescent qui jouait jusqu'à deux heures par jour, la question mérite d’être posée selon Emmanuel Macron. «Il est clair que la violence, qui s'installe dans la société et chez les plus jeunes, est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents sont beaucoup plus exposés à de la violence dans des vidéos qu'ils vont voir sur les réseaux sociaux. Ou dans les jeux vidéo qu'ils vont faire», affirmait-il à Brut, jeudi 5 février.
Un discours qui n’a pas manqué de faire réagir le Syndicat national du jeu vidéo, pour qui «les raccourcis ne peuvent plus être acceptés en 2026». Ainsi, le locataire de l’Elysée est revenu sur ses propos sur X : «Soutenir une industrie et une culture n’interdit pas de poser une question simple, sans caricature : quels sont les effets de certains contenus et de certains usages sur les plus jeunes ?». Evoquant «un sujet majeur de santé publique», Emmanuel Macron réfléchit à l’idée d’interdire aux moins de 15 ans ces jeux vidéo.
Un rapport scientifique pour comprendre les effets des jeux vidéo sur les jeunes
«Le constat des parents c’est que certains jeunes passent leurs journées et parfois leurs nuits à jouer. Il a aussi été souvent dénoncé que des jeux classés PEGI 18 sont joués par des enfants», relève le chef de l’Etat. Ainsi, une mission va être lancée pour comprendre les effets de ces derniers sur les jeunes. Ce travail sera ainsi confié à des experts et au Conseil national du numérique et de l’IA. «C’est notre responsabilité de demander à des chercheurs, scientifiques et cliniciens d’évaluer les impacts, de démêler les idées reçues et d’éclairer le débat public», explique-t-il.
Cette étude devra permettre de dire ce qu’il «faut faire, parce qu’il faut qu’on puisse guider les parents». Ce rapport scientifique déterminera également s’il est nécessaire d’interdire les jeux vidéo aux jeunes, au même titre que les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Emmanuel Macron a alors donné «rendez-vous en mai, juin».



















