
Une hypothèse pas complètement écartée. À l’occasion d’une conférence de presse à Nice, où se tient la Conférence de l’ONU sur les océans, ce lundi 9 juin, Emmanuel Macron a assuré que son «souhait» était «qu’il n’y ait pas d’autre dissolution» de l’Assemblée nationale, même s’il ne l’exclut pas en cas de «blocage du pays». Ses propos interviennent un an jour pour jour après cette décision inattendue qui a véritablement bouleversé le paysage politique français. Le président de la République a reconnue que la dissolution n’avait pas été «comprise» par les Français et qu’elle n’avait pas «permis de clarifier les choses», même s’il «assume» sa décision.
Interrogé sur cette éventuelle dissolution avant la fin de son mandat en 2027, le locataire de l’Elysée a déclaré que son habitude «n’est pas de me priver d’un pouvoir constitutionnel, parce que si des formations politiques décidaient d’avoir une approche totalement irresponsable et bloquer le pays, peut-être me retrouverais-je dans une situation où je dois utiliser la Constitution».
Le président de la République ne pourrait dissoudre l’Assemblée qu’à partir du 8 juillet
Selon lui, «c’est aux formations politiques» et au «gouvernement» de «faire avancer le pays», déplorant les critiques à propos d'un certain immobilisme. «Ce serait un peu facile de reprocher au président de la République le vote des Français et l’immobilisme des formations politiques, dont certaines ont expliqué que le président avait trop de pouvoir», a martelé le chef de l’Etat. Si Emmanuel Macron a rappelé que les formations politiques devaient travailler ensemble lorsqu’elles n’ont pas de majorité, il a certifié qu’il ne lâcherait «aucun combat».
Dans le cas où le chef de l’Etat était amené à prononcer une nouvelle dissolution, la Constitution dispose qu’une telle décision ne peut pas avoir lieu avant un an. Toutefois, s'il a dissout l'Assemblée le 9 juin 2024, il ne pouvait toutefois pas recourir à l'exercice dès ce 9 juin 2025. En effet, l’article 12 indique «qu’il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections». Comme les élections législatives ont eu lieu le 7 juillet dernier, Emmanuel Macron peut dissoudre l’Assemblée à partir du 8 juillet prochain.


















