
La sortie de la présidente de l’Assemblée nationale était aussi inattendue que polémique. Interrogée sur le budget 2026 au micro des 4 Vérités dans Télématin (France 2), Yaël Braun-Pivet était invitée à répondre sur la taxation des gros héritages. Mais la députée des Yvelines a surpris en évoquant la possibilité de «taxer davantage les héritages», notamment ceux «en rebond» qui «passent de génération en génération». Et d’ajouter : «Vous savez le truc qui vous tombe du ciel, il y a un moment où ça suffit.»
Selon elle, «la circulation des richesses de génération en génération ne se fait pas bien et ça n’est pas sain». Interrogé à ce sujet sur RMC et BFMTV à l’occasion de la sortie de son livre La Dette sociale de la France. 1974-2024, le patron de Bpifrance a reconnu qu’un «grand débat politique sur l’héritage» était possible dans le pays, mais qu’il fallait faire attention car il s’agit d’un «débat très technique» et surtout que les Français «sont très attachés» à l’héritage.
45% d’impôts en succession directe
Pourquoi certains politiques voudraient toucher aux héritages ? Tout simplement parce qu’il existe aujourd’hui «une quantité de dispositifs qui ont été ajoutés aux uns aux autres permettant, quand on s’y prend tôt, avant 61 ans, de faire des transmissions aux enfants de manière à échapper à 45% d’impôts», a concédé Nicolas Dufourcq. Cependant, le directeur général de la Banque publique d'investissement a mis en garde.
«Quand vous n’avez pas fait tout ça, vous payez quand même très cher, vous êtes à 45% en succession directe.» Et le constat est accablant : «C’est une des taxes sur l’héritage les plus élevées d’Europe», a souligné sur RMC et BFMTV Nicolas Dufourcq. Evidemment, «ceux qui sont précautionneux, bien conseillés par leurs notaires, arrivent à s’en sortir», a-t-il rappelé, mais de l’autre côté, «ceux qui ne sont pas précautionneux payent beaucoup».
Plus globalement, et en lien avec les héritages, le patron de Bpifrance s’est insurgé sur le sort réservé aux personnes qui partent à la retraite ou en fin de carrière. «C’est délirant de dire qu’entre 60 et 70 ans, on est un senior. On est un expert, on a de choses à transmettre». Selon lui, «il faut que ces personnes-là restent connectées au monde du travail» et étant donné la situation actuelle, tout le monde devra travailler plus. «C’est inévitable», a-t-il jugé.
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