
Des chiffres encourageants. Malgré la crise politique et les tensions géopolitiques, la croissance française devrait atteindre 0,9 % en 2025 selon l’Insee, soit 0,1 point de plus que la dernière prévision du mois de septembre dernier. «Le tableau conjoncturel (...) est un peu plus favorable que celui des derniers mois», affirme le chef du département de conjoncture de l'Insee, Dorian Roucher à l’AFP. Toutefois, ce dernier reconnaît que «le marché du travail n’embraye pas». Dans le même temps, le taux de chômage pourrait grimper à 7,8 % mi-2026.
Après une croissance inattendue de 0,5 % au troisième trimestre 2025, le PIB de la France devrait croître une nouvelle fois de 0,2 % sur les trois derniers mois de l’année, et ce, notamment grâce à la reprise de l’investissement des entreprises partout en Europe. Clément Bortoli, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee, nuance tout de même en évoquant un «prudent regain d’optimisme» de ces dernières mais qui n’est «pas partagé par tous les ménages».
Une consommation en hausse en 2026
En effet, la consommation resterait «atone» en fin d’année 2025 malgré le reflux de l’inflation. Dans des propos rapportés par BFM TV, Dorian Roucher estime que c’est «l'ombre au tableau: la consommation n'augmente quasiment plus depuis un an». La demande intérieure repose ainsi énormément sur les dépenses d'administrations publiques.
Néanmoins, ce pessimisme ne devrait pas freiner la croissance début 2026. L’activité devrait accélérer à 0,3 % au premier trimestre, tout comme lors du deuxième. À mi-2026, l'acquis de croissance serait même déjà de 1%. Si l’investissement des entreprises continuerait d’augmenter au cours des deux premiers trimestres, la consommation repartirait aussi à la hausse, même si le taux d'épargne resterait élevé, d’après l’Insee.


















