
Une idée réactivée par le président de la République. Au cours de sa prise de parole le 13 mai, Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de mettre en place une TVA sociale qui consisterait à baisser les cotisations sociales et, dans le même temps, à augmenter la TVA. Si des syndicats de salariés ont reconnu ne pas être en faveur de cette mesure, ce n’est pas le cas de Geoffroy Roux de Bézieux, ancien président du Medef. Elle «reste une bonne idée», a-t-il affirmé sur le plateau de BFM TV.
«Tout le monde la paiera mais les salariés vont en bénéficier plus que les autres», estime Geoffroy Roux de Bézieux. Selon lui, cela créera «un écart entre le travail et le non travail», c’est-à-dire que toutes les personnes qui ne sont pas salariées comme les retraités, les chômeurs ou encore les rentiers seront écartées.
Eric Lombard n’est pas contre cette idée
Une idée partagée par le président du Medef, Patrick Martin, au micro de RMC. D’après lui, cette mesure pourrait bénéficier aussi bien aux salariés qu'aux entrepreneurs. «On doit générer de la croissance, et tout le monde en bénéficiera», a-t-il martelé pour justifier sa prise de position, tout en prenant l’exemple de nos voisins allemands qui ont augmenté la TVA sans véritablement d’impact sur l’inflation. Patrick Martin assure que ce système est «vertueux dans tous les sens».
Sur RTL, le ministre de l'Economie, Eric Lombard, a estimé que cette piste de financement du système social était «une idée qui mérite d'être regardée attentivement», invoquant des charges trop importantes. Au contraire, cette TVA sociale est totalement rejetée par les syndicats notamment la CGT. Sa secrétaire générale, Sophie Binet, a affirmé que cette solution revenait, «encore une fois», à céder «à tous les caprices du patronat». Cette piste «ferait encore baisser le pouvoir d’achat des salariés», a-t-elle ajouté.



















