Geoffroy Roux de Bézieux n’est plus à la tête du Medef, mais cela ne l’empêche pas de garder un œil sur la situation actuelle dans le pays. Déjà alarmiste sur l’appauvrissement du pays il y a quelques jours, l’ancien patron du Medef a une nouvelle fois plaidé pour le soutien aux entreprises au cours d’une interview accordée à Franceinfo mercredi 5 novembre. Président d’honneur de l’organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux a indiqué dans un premier temps s’être écarté des discussions actuelles, en «lâchant le fil sur le budget». La raison ? «Cela devient complètement délirant. Plus personne n'y comprend rien.»

La seule chose qu’il a comprise actuellement, dit-il, est qu’il devrait «payer plus d’impôts l’année prochaine». Assumant être «riche», l’ancien patron du Medef assure n’avoir «aucun scrupule». Soutient-il pour autant le discours du Rassemblement national, qui dit favoriser les entreprises ? Ne souhaitant pas tomber «dans ce piège» de jeu politique, le président d’honneur de l’organisation patronale reconnaît qu’une partie du discours de Jordan Bardella «est effectivement plutôt pro-entreprise». En revanche, une «partie du programme du RN n'est pas un programme pro-entreprise», a-t-il martelé sur Franceinfo.

Geoffroy Roux de Bézieux inquiet des attaques contre les entreprises

Selon lui, ce qu’il faut aujourd’hui à la France, c’est «un discours pro-entreprise» et en particulier «des mesures pro-entreprise». Alors que les députés ont adopté une hausse de la CSG sur les revenus du capital, et que les grandes fortunes sont particulièrement visées par une partie de la classe politique, Geoffroy Roux de Bézieux s’inquiète. «Le discours, quand on est en campagne électorale, on sait que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.»

D’autres mesures semblent aussi l’inquiéter. Par exemple, il y a quelques jours, des députés ont annoncé vouloir conditionner les aides publiques au gel des salaires des dirigeants. Pour Stéphane Viry (Liot), la mesure viserait à responsabiliser les entreprises bénéficiaires de fonds publics. Il y a quelques jours, sur les antennes de LCI, le PDG de Sisley avait fustigé de son côté les obstacles dressés devant «ceux qui créent la richesse», ce qui a conduit à un «découragement de l’activité».