
Des «promesses importantes pour les entreprises non tenues», «aucun effort» fait «sur les dépenses sociales», un calendrier figé jusqu’en 2027 ou encore un pays «contre les entreprises»… depuis le début de l’année, grands patrons et patronat dénoncent un budget 2026 particulièrement injuste. Dernier en date à critiquer ce texte, le président du Medef dans une interview accordée au Parisien ce week-end où il regrettait les prélèvements sociaux et fiscaux «qui vont bien augmenter de quelques milliards alors que nos entreprises sont déjà parmi les plus taxées au monde».
La porte-parole du gouvernement n’a pas tardé à lui répondre. Interrogée sur Franceinfo dimanche 8 février, Maud Bregeon a confié ne pas comprendre les propos de Patrick Martin, car dans le budget tel qu’il a été adopté, «la fiscalité est entièrement stable pour 99,9% des entreprises», a-t-elle insisté. Malgré cela, le Medef pointe du doigt les impôts de production et la surtaxe sur les grandes entreprises. «La CVAE n’augmentera pas et nous gardons cet objectif de la diminuer», a-t-elle répondu.
Pas d’augmentation des impôts en 2026
Dans le même temps, Maud Bregeon a confirmé que «le coût du travail n’augmenterait pas en 2026 par rapport à 2025» et que «de façon plus générale, les prélèvements obligatoires restent inférieurs en 2026 par rapport avant Covid.» La porte-parole du gouvernement a surtout voulu adresser un message aux TPE, aux PME, aux ETI, aux commerçants ou aux entrepreneurs : «Vos impôts n’augmenteront pas cette année.»
Sur le sujet de la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, la membre du gouvernement a rappelé que cela ne concernait que «300 grandes entreprises» et qu’elle avait été mise en place sous le gouvernement Barnier et adoptée sous celui de François Bayrou. «Nous l’avons prolongé en exonérant des entreprises de taille intermédiaire», a-t-elle ajouté.
Visiblement agacée par les critiques à répétition, Maud Bregeon l’a assuré : «Non, ce n’est pas un budget de matraquage fiscal pour les entreprises. Cette affirmation est fausse.» Refusant de répondre directement à Bernard Arnault, pour qui l’Etat est «contre les entreprises», la porte-parole du gouvernement, ancienne députée des Hauts-de-Seine, a seulement rappelé que depuis 2017, «les gouvernements ont largement œuvré en faveur du développement de l’innovation, de l’emploi et donc des entreprises» et qu’ils avaient «massivement baissé les impôts» afin de «préserver le pouvoir d’achat des Français».




















