Brad Pitt fait des malheurs en Espagne. Bien malgré lui, le célèbre acteur américain s’est fait usurper son identité par un groupe de malfrats qui voulait se rapprocher de femmes afin de leur soutirer de l’argent. Les escrocs sont arrivés à leurs fins, puisqu’ils ont réussi à arnaquer 325 000 euros à deux femmes de l’autre côté des Pyrénées, nous apprend Sud Ouest, le 23 septembre 2024. Pour mener à bien leurs méfaits, les cinq compères se sont fait passer pour Brad Pitt pour entrer en contact avec leurs victimes sur des forums de discussion consacrés à celui qui a remporté l’Oscar du meilleur second rôle pour le film Once Upon a Time in Hollywood (2020).

Au fil des échanges, une relation s’est créée entre chacune des femmes et le prétendu Brad Pitt. Une fois la relation sentimentale «épistolaire» démarrée, il était bien plus aisé pour les escrocs de passer à l’action et de faire tomber dans leurs filets les victimes. Les malfrats ont ainsi proposé à chacune d’entre elles d’investir dans différents projets. C’était évidemment faux. Une des deux femmes, originaire d’Andalousie, a ainsi confié 175 000 euros au faux Brad Pitt. L’autre, habitant le Pays Basque, avait quant à elle donné 150 000 euros.

Une partie du butin volé a été récupéré

Dans un communiqué, la Guardia Civil, qui a arrêté les cinq hommes, a dévoilé le modus operandi des escrocs. «Les cybercriminels […] ont étudié leurs réseaux sociaux et dressé leur profil psychologique, découvrant ainsi que les deux femmes étaient […] vulnérables, présentant des carences affectives et un état dépressif», détaille-t-elle. En outre, les arnaqueurs ont «également utilisé des plateformes de messagerie instantanée pour échanger des messages et des courriels avec les deux femmes jusqu’à ce qu’elles croient qu’elles discutaient via WhatsApp avec Brad Pitt lui-même».

Lors de l’arrestation des mis en cause, les enquêteurs ont pu récupérer une partie du butin volé, à savoir 85 000 euros. En outre, ils ont aussi mis la main sur deux ordinateurs portables, des cartes bancaires et un journal intime «dans lequel étaient consignées les phrases utilisées par les fraudeurs pour tromper leurs victimes», rapportent les enquêteurs.