
La France à l’heure des choix. Dans une déclaration parue dans La Tribune Dimanche ce 1er mars, l’Afep a appelé à un «sursaut» rapide face à des décisions considérées comme idéologiques «plutôt qu’économiques» qui vont à l’encontre de l’intérêt national. L’association, qui regroupe en son sein les 117 plus grosses entreprises privées françaises, estime ainsi que depuis maintenant deux ans, ces décisions idéologiques se fondent sur «l’incapacité à réduire le rythme et le volume des dépenses publiques» et contredisent ainsi de façon dangereuse «les priorités d’intérêt national».
Pour le lobby patronal aujourd’hui présidé par Patricia Barbizet, les orientations politiques qui doivent être menées doivent être favorables à plusieurs choses, à savoir l’innovation, la production, l’activité et l’attractivité, et ce, sans les entraver ou les blâmer. Arguant dans le même temps que la France dispose aujourd’hui de nombreux atouts - avec en premier lieu ses grandes entreprises qui représentent la moitié des exportations et de la recherche privée en France -, cette force motrice doit être préservée pour garantir la prospérité collective et ainsi «tenir notre rang dans la compétition mondiale».
«Il est temps d’agir»
Alors que pour l’Afep il est désormais «temps d’agir», l’association a déploré que près de 18 milliards d’euros soient prélevés sur les grandes entreprises françaises après deux lois de finances. Or, pour cette dernière, en les ciblant, ce sont bel et bien l’emploi et la dynamique salariale qui se retrouvent affaiblis, de même que la recherche & développement et l’investissement productif qui seront fragilisés.
L’association des grandes entreprises françaises regrette ainsi en premier lieu que, dernièrement, deux leviers essentiels pour l’emploi ont été mis à mal : l’activité des seniors avec la suppression de la réforme des retraites, et l’insertion professionnelle des jeunes de par le désengagement sur l’apprentissage et les lycées professionnels. Appelant à un «sursaut» immédiat, l’Afep invite par conséquent l’ensemble des décideurs publics à agir «contre les renoncements et la fuite en avant budgétaire qui mènent inexorablement au décrochage» afin de pouvoir donner aux grandes entreprises de l’Hexagone toutes les conditions pour une compétition équitable avec leurs concurrentes à l’international.



















