
Les organisations patronales se mettent en ordre de marche pour dénoncer le budget 2026. Alors que plusieurs mesures défavorables aux entreprises ont été votées ces derniers jours, ces organisations martèlent que la France perd en compétitivité, comme l’avait déclaré Patrick Martin au début du mois d’octobre. Dans cette optique, treize organisations ont décidé d’adresser un courrier au Premier ministre pour lui faire part de leur «immense inquiétude quant à l’avenir de l’économie française», mais également de ses entreprises et de «ses dizaines de millions de salariés».
A la tête de cette initiative, le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) ainsi que l’Union des Entreprises de Proximité (U2P), soutenus par le Mouvement des Entreprises de Taille intermédiaire (METI), le Cedef, Croissance Plus, Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens, Ethic, Family Business Network, la FEEF, la FCEM, France Industrie et le Groupement des protections civiles (GPS). Dans un message accompagnant l’envoi de cette lettre, le président du Medef, Patrick Martin, se dit «inquiet» de voir les débats budgétaires «s’éloigner des réalités économiques que vivent» les Français.
Tous les types d’entreprises sont ciblés
Il s’inquiète également de «constater qu’au lieu de s’attaquer aux dépenses publiques et de relancer l’investissement, la tentation reste celle de la taxation». Il déplore les «53 milliards de hausses de fiscalité» d’euros qui sont proposés dans le cadre de ce budget et qui «illustrent un contresens historique : affaiblir les forces vives du pays pour tenter de redresser nos comptes». Dans leur courrier, les organisations soulignent que ces taxes et coups de rabot ciblent aussi bien les grands groupes que les TPE, les PME ou les ETI.
Ces organisations citent tour à tour les mesures visant à baisser les crédits réservés à l’apprentissage, la taxation en France des bénéfices mondiaux des multinationales, la surtaxe sur les bénéfices, l’augmentation de la taxe sur les rachats d’actions, la taxe sur les holdings ou encore l’impôt sur la «fortune improductive». Elles mettent également en garde contre les débats actuels à l’Assemblée sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale «qui promet de ne pas épargner les entreprises».
Les entreprises «créent de l’emploi et de la richesse»
«Ce recours systématique à la taxation en lieu et place d’économies structurelles de la sphère publique est déconnecté des réalités économiques que nous vivons», écrivent ces organisations au Premier ministre. Elles tirent un «signal d’alarme», car elles l’assurent : «Aucune économie ne s’est jamais redressée en affaiblissant ses forces vives et ses entreprises». Au contraire, ce sont elles qui «créent des emplois, génèrent de la richesse, la partagent et la réinvestissent dans l’innovation». Refusant la «fatalité», Patrick Martin répète son mot d’ordre : «L’entreprise n’est pas le problème : elle est la solution. L’entreprise n’est pas une charge. Elle est une chance.»



















