
Le sens critique ou, plutôt, le sens de la critique. L’ancien président de la République François Hollande était sur RTL, mercredi 15 octobre, au lendemain du discours de politique générale de Sébastien Lecornu. Une prise de parole dans laquelle le Premier ministre jouait déjà la survie de son deuxième gouvernement. Si bien que Sébastien Lecornu a fait une annonce qui allait donner raison au Parti Socialiste, celle de voter la suspension de la réforme des retraites. Une victoire pour le PS qui ne va pas voter la motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, mis à part quelques frondeurs.
C’est dans ce contexte d’un PS en pleine lumière que François Hollande a alors jugé le bilan de son ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, comme président de la République, et sur le fardeau que pourrait représenter la réforme des retraites depuis qu’il est au pouvoir : «S’il n’y a qu’une réforme des retraites pour laisser une trace, cette trace est assez légère.»
Hollande-Macron, les meilleurs ennemis
«Ce qui reste d’un président, et cela peut concerner la mienne, ce sont les crises qui ont été traversées. Comment un chef de l’Etat a affronté les crises et a permis aux Français de rester unis et de devenir même plus forts», a ainsi décrit François Hollande, qui a comparé cela avec ce qu’il avait vécu lors des attentats terroristes.
«Pendant la crise sanitaire, même si ses choix ont pu être discutés, il a assumé sa fonction», a reconnu François Hollande avant de lui adresser une pique : «Son élan réformateur n’aura duré que quelques mois. Emmanuel Macron est devenu assez vite un Président, pas simplement des riches, mais des très riches.» Phrase qu’il avait déjà prononcée sur le plateau de Quotidien pendant le premier mandat d’Emmanuel Macron. «Je pense que c’est ce qui restera de sa fonction présidentielle», a-t-il conclu sa réponse.


















