«Comment le candidat du travail est-il devenu le président des rentiers ?», lance Cécile Duflot dans l’émission Emmanuel Macron – Les défis de la France, diffusée mardi sur TF1. Pour la directrice générale d’Oxfam France, la question de la taxation des rentiers les plus fortunés en France mérite d’être posée, d’autant plus dans un contexte économique tendu pour le gouvernement, qui cherche à réaliser 40 milliards d’euros d’économies dans le cadre de l’élaboration du budget 2026.

La question de la taxation des héritages est chère à Cécile Duflot, ancienne ministre du Logement sous le mandat de François Hollande. Mais Emmanuel Macron ne partage pas cet avis : «Je ne crois pas que la solution soit dans l’augmentation de la taxation mais d’aider davantage nos compatriotes à constituer un patrimoine plus important au cours de leur vie», a-t-il déclaré.

En France, lorsqu’il s’agit d’un héritage en ligne directe (des enfants héritant de leurs parents), chaque héritier bénéficie d’un abattement de 100 000 euros. Au-delà de ce montant, les droits de succession sont calculés selon un barème progressif par tranches allant de 5% à 45%. Ces droits de succession en France ne sont donc exigibles que lorsque l’héritage dépasse 100 000 euros par héritier, et sont ensuite réglés auprès de l’administration fiscale.

Emmanuel Macron favorable à une baisse de la taxe d'héritage pour les plus modestes

Emmanuel Macron est donc très clair : concernant les «gros» héritages à plusieurs dizaines voire centaines de millions d'euros, «l’augmentation de la taxation n’est pas la solution». Mais il avance une autre possibilité : «Baisser la taxe d’héritage pour les plus modestes, dont l’héritage est le fruit de leur travail pour leurs enfants. Il faut aider les Français à davantage se constituer un patrimoine au cours d’une vie. Il faut plus de mobilité sociale et non plus de taxes, il faut gagner de l’argent grâce à son travail.»