Sur les réseaux sociaux, le phénomène prend de l’ampleur. De plus en plus de profils proposent des injonctions de botox et autres injections anti-rides comme de l’acide hyaluronique, en se cachant derrière des pseudonymes. Les offres semblent à première vue alléchantes, en raison de leurs tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués en cabinet. Mais ces interventions sont illégales, car seuls les médecins sont autorisés à réaliser des injections.

Sur Instagram ou TikTok, les profils sont souvent les mêmes. Ce sont le plus souvent des femmes, d’un âge compris entre 20 et 30 ans, selon Laëtitia Fayon, avocate au barreau de Paris interrogée par RTL. Certaines d’entre elles ont suivi des formations d’esthéticiennes, ou encore présentent à leurs clients de faux diplômes pour justifier de leur savoir-faire. Pour l’avocate, c’est désormais un «vrai sujet de santé publique».

Des sanctions jugées insuffisantes

Mais ces dérives visibles sur les réseaux sociaux ne sont pas sans conséquences : elles peuvent gravement nuire à la santé des personnes ayant subi ces injections. Les complications liées peuvent être diverses, et peuvent être des infections, des lésions ou encore des mutilations du visage. Selon le Syndicat National des Chirurgiens Plastiques, chaque médecin esthétique reçoit en moyenne une patiente par semaine ayant fait l’objet d’injections illégales.

Pourtant, les peines encourues restent trop peu dissuasives pour le syndicat : l’exercice illégal de la médecine est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, pour un phénomène décrit comme «hors de contrôle».