
La vague de rappels de laits infantiles s’étend. Après Nestlé, Danone ou Lactalis, les marques Popote et Vitagermine (Babybio) ont annoncé ce lundi 2 février le retrait de plusieurs lots de lait infantile en France, après le durcissement des seuils autorisés pour la toxine céréulide, impliquée dans des rappels de boîtes dans plus de 60 pays. Popote indique rappeler deux lots de ses produits afin d’anticiper l’entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire européen.
La marque «applique sans attendre le nouveau cadre européen et rappelle deux lots de lait infantile 1er âge», précise le fabricant dans un communiqué, évoquant une «mesure de précaution» liée à la décision des autorités françaises d’adopter un seuil renforcé recommandé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Vendredi soir, le ministère de l’Agriculture a annoncé l’abaissement du seuil limite de la céréulide pour l’ensemble des fabricants français de laits infantiles, de 0,03 à 0,014 microgramme par kilogramme de masse corporelle, selon l’AFP. La Commission européenne a parallèlement chargé l’Efsa de rendre un avis scientifique sur cette toxine, attendu ce lundi.
L’entreprise chinoise Cabio Biotech suspectée
De son côté, Vitagermine a également procédé au rappel de trois lots de lait infantile 1er âge Babybio. L’entreprise explique avoir mené des contrôles approfondis durant le week-end afin de vérifier la conformité de ses produits avec le nouveau seuil. Ces investigations ont permis d’identifier trois lots qui respectaient jusqu’alors la réglementation en vigueur, mais qui ne répondent plus aux exigences renforcées. Les deux marques assurent que leurs autres références ne sont pas concernées par ces rappels.
En toile de fond, plusieurs industriels pointent la responsabilité potentielle d’un fournisseur d’ingrédient basé en Chine, Cabio Biotech. L’entreprise produit une huile riche en oméga-6, soupçonnée d’avoir été contaminée par des bactéries Bacillus cereus, susceptibles de produire la céréulide, une toxine pouvant provoquer vomissements et diarrhées.
Pour l’heure, deux enquêtes pénales ouvertes en France après le décès de nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés n’ont pas permis d’établir de lien direct entre les symptômes observés et les produits concernés.


















