
Hausse des dépenses de fonctionnement de l’Etat, inflation, déficit public, faillites d’entreprises… à chaque fois qu’il fait une sortie médiatique, Marc Touati alerte sur les finances du pays. Une nouvelle fois, sur Sud Radio, le président fondateur du cabinet ACDEFI n’a pas dérogé à la règle. L’économiste n’a pas fait de cadeau à l’exécutif en place, visiblement très en colère face aux décisions prises ces dernières années. «On a grillé toutes nos cartouches sous l’ère Macron et pour pas grand-chose», a-t-il lancé à Périco Légasse qui l’interrogeait.
Mentionnant le «chiffre incroyable de la dette publique», celui qui est aussi conseiller e-Toro a rappelé que de 2017 à la fin 2025, «la dette publique a augmenté de 1 204 milliards d’euros» et que sur la même période, «le PIB a augmenté de 744 milliards d’euros». Et d’ajouter : «Il manque 460 milliards d’euros qui ont disparu du circuit économique. L’argent est là, mais on l’a mal utilisé, c’est là qu’est le drame. Les dirigeants ont fait n’importe quoi, ils ont gaspillé les deniers publics.»
Une «récession dramatique» et une inflation qui «explose»
Marc Touati a également remis en cause l’argument de la paix sociale, soulignant que le taux de pauvreté était passé de 13,8% à 15,4%. «Où est passé cet argent ?», s’est-il interrogé sur Sud Radio. «Evidemment la guerre au Moyen-Orient a bon dos, c’est un choc pétrolier. Nous avons affaire à un mépris incroyable», a-t-il ensuite dénoncé. L’économiste a ensuite une nouvelle fois tancé la «récession dramatique» qui touche le pays, une «inflation qui explose et qui va encore augmenter».
Et de poursuivre non sans ironie : «Que nous disent nos dirigeants : ‘Ne vous inquiétez pas, vous pourrez utiliser vos tickets resto le dimanche’.» Marc Touati reproche surtout à l’Etat ce discours et «cette fuite en avant» consistant à dire que la dette va augmenter et que tout se passera bien. «Et bien non, ça ne peut plus passer parce qu'en plus, les taux d'intérêt de notre dette publique augmentent. Rendez-vous compte que l'année dernière, la charge d'intérêt de la dette nous a coûté 65 milliards d'euros, jetés par les fenêtres», a-t-il déploré.
Le président du cabinet ACDEFI a enfin rappelé qu’à la fin ce sont toujours «les Français qui payent». Cela va dans le sens des faillites d’entreprises dont les chiffres ont été dévoilés par la Banque de France. Avant la guerre au Moyen-Orient, un nouveau sommet historique a été atteint. «Si on enlève les micro-entreprises, on est 15% au-dessus du sommet de la récession de 2009», a-t-il souligné.




















