
Malgré une situation quelque peu chaotique, le Premier ministre voit des signes encourageants. En effet, après l’adoption à l’Assemblée nationale de la «loi spéciale» permettant à l’Etat de se financer temporairement en l'absence de budget 2026, Sébastien Lecornu s’est réjoui de voir les indicateurs de la croissance, de l'inflation et de l'emploi être plus positifs que prévu. «Notre croissance tient, elle est même supérieure à la moyenne européenne. Le taux d'emploi est le plus haut de ces 40 dernières années. Quant à l'inflation, elle a été ramenée à moins de 1%, ce qui est bon pour le pouvoir d’achat», s’est-il félicité, dans des propos rapportés par BFM TV.
«Le gouvernement a conscience que l'absence durable de budget et le manque de visibilité sont un danger pour l'investissement, pour l'emploi et pour la croissance», a toutefois nuancé le locataire de Matignon, qui rappelle que ces indicateurs ne pouvaient se maintenir qu’avec «de la stabilité politique et des choix en matière de fiscalité». Sébastien Lecornu a aussi rappelé le besoin d’adopter un projet de loi de finances permettant de maintenir le déficit en dessous de 5 %.
La «loi spéciale» doit être promulguée avant le 31 décembre
Le Premier ministre n’en démord pas, certes la France n’a pas encore de budget pour l’année à venir, mais tout n’est pas à jeter pour autant : «Notre pays connaît des difficultés, mais il connaît aussi des succès dans les secteurs économiques, environnementaux, scientifiques, industriels et culturels, à l'intérieur du pays comme à l'international, et nous devons les amplifier». «Tout ne se réduit pas aux discussions budgétaires, même si elles sont très importantes», a-t-il conclu.
Cette «loi spéciale», adoptée par les députés, doit être promulguée avant le 31 décembre. Elle ne permet pas de reconduire certains dispositifs comme MaPrimeRenov' ou le recrutement de 1 600 agents pour la justice. «Beaucoup d'effets négatifs sont à attendre si la situation perdurait», a prévenu Sébastien Lecornu.


















