
Sortie au vitriol de Xavier Bertrand contre le RN. Invité à réagir aux perquisitions menées, mercredi 9 juillet, au siège du Rassemblement national dans le cadre d’une enquête pour financement illicite de campagnes, le président LR du conseil régional des Hauts-de-France n’a pas mâché ses mots. Alors que le parti dirigé par Jordan Bardella dénonce un scandale démocratique et affirme même avoir été victime d’une forme d’espionnage, Xavier Bertrand pointe, lui, une stratégie de victimisation.
«Quand est-ce qu’ils vont arrêter de jouer les pleureuses, les dirigeants du Rassemblement national ?», a-t-il taclé ce vendredi 11 juillet sur BFM TV, évoquant le député Jean-Philippe Tanguy, invité jeudi de la matinale de la chaîne d’information, «en train de chouiner sur votre plateau». Xavier Bertrand a ensuite poursuivi sa charge à l’encontre du RN :«Vous savez, il ne faut pas croire aux coïncidences. Ça fait quand même beaucoup d’affaires pour lesquelles les dirigeants du Rassemblement national ont été condamnés», a-t-il affirmé, en citant «l’affaire des kits de campagne» et la première condamnation en première instance de Marine Le Pen.
«C’est le système Bardella qui est en cause»
«Là, on a le sentiment que c’est le système Bardella qui est en cause. C’est quand même un trait commun, le Rassemblement national, ses dirigeants, ont un problème avec le financement public, avec l’argent public», a-t-il estimé. Xavier Bertrand a également dénoncé le double discours du parti sur la justice : «Je n’aime pas les dirigeants du RN qui disent ‘impunité zéro’, sauf pour eux. Pour eux, ce serait une exception ? Et puis quoi encore ? »
Et alors que le RN met en avant les difficultés qu’il rencontre pour obtenir des prêts bancaires, Xavier Bertrand a tenu à relativiser : «Pour financer les différentes campagnes pour les régionales, c’était un parcours du combattant, même pour moi», a-t-il déclaré, précisant avoir lui-même déjà essuyé un refus de prêt de la part de sa banque. Avant de lancer une dernière pique : «Je crois quand même qu’ils ont des milliardaires qui les aident généreusement, alors qu’ils arrêtent de faire les pleureuses».
















