Cinq ans après, le Covid-19 fait encore parler de lui. Non pas parce qu’un nouveau variant inquiète les autorités sanitaires, mais parce que trois ministres étaient poursuivis pour leur gestion de la pandémie en France lorsqu’ils étaient au gouvernement. En juin, une enquête avait été ouverte «sur des faits liés à la gestion de l'épidémie de Covid-19 et survenus durant le premier semestre de cette année», rappelle BFMTV. L’enquête ouverte par le parquet de Paris avait pour but de poursuivre Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran pour «abstention volontaire de combattre un sinistre», «mise en danger de la vie d’autrui» et «homicides et blessures involontaires».

Au total, 328 plaintes avaient été déposées. Mais la commission d’instruction de la Cour de justice de la République a rendu son verdict ce lundi 7 juillet. Un non-lieu a été décidé sans surprise par la commission. Le 21 mai dernier, ce non-lieu avait été requis par le procureur général Rémy Heitz. «Les investigations établissent que de nombreuses initiatives ont été prises par le gouvernement pour combattre la pandémie de Covid-19, faisant obstacle à ce que l'infraction d'abstention volontaire de combattre un sinistre soit constituée à l'encontre d'Edouard Philippe et d'Olivier Véran», avait-il expliqué.

La mise en examen d’Agnès Buzyn déjà annulée en 2023

Placés jusqu’alors sous le statut de témoins assistés, les trois ministres ne pouvaient être jugés que par la Cour de justice de la République. Satisfait de la décision, Olivier Véran a seulement salué «un non-lieu sans joie ni soulagement». Et d’ajouter : «Ce non-lieu n'effacera ni les menaces de mort, ni les insultes, ni les coups bas, ni les déferlantes de mensonges déversés sur les réseaux sociaux.» Agnès Buzyn avait obtenu, en janvier 2023, l’annulation de sa mise en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui» devant la Cour de cassation.