
Le Rassemblement national (RN) est soupçonné d’avoir reçu à plusieurs reprises des prêts de particuliers dépassant 75 000 euros, qui n’auraient pas été remboursés dans les délais légaux de cinq ans. Ce mercredi 9 juillet, des perquisitions ont été menées au siège du parti et dans les bureaux de ses dirigeants dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en juillet 2024, portant sur des soupçons de financement illégal liés aux campagnes de 2022 (présidentielle et législatives) et de 2024 (européennes).
Interrogé sur ces accusations sur le plateau de BFM TV-RMC ce jeudi 10 juillet, Jean-Philippe Tanguy a fermement nié tout manquement. «Des prêts de particuliers, encore heureux que oui, puisque c’est la seule façon qu’il nous reste de nous financer», a d’abord affirmé le président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale. «Je vous rappelle que le système bancaire nous a interdits de financement, et ensuite nous a interdit le financement bancaire d’autres banques étrangères», a-t-il tenu à préciser.
«Aucun prêt en dehors des clous et en dehors de la loi»
Le député de la Somme a ensuite déclaré : «Il n’y a aucun prêt qui n’a été fait en dehors des clous et en dehors de la loi». En poursuivant : «La commission nationale des comptes de campagne a validé tous les comptes financés par ces prêts, a validé tous les comptes du parti politique qui sont déposés et observés chaque année. Nous leur avons envoyé toutes les précisions nécessaires».
Lors de cette interview, le député RN a dénoncé «une situation complètement irréaliste». «Nous avons été espionnés», a-t-il estimé, mettant en cause la justice. «L'espionnage» serait le fait «de juges ou d'un juge en particulier qui estime qu’il doit connaître toutes les affaires et tous les détails de la campagne du principal parti d’opposition», selon Jean-Philippe Tanguy.



















