Les conséquences sont encore nombreuses dans l’Hexagone. 40 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, alors que les autorités assuraient que le nuage radioactif s’était «arrêté à la frontière», cette radioactivité mesurée dans les sols et certaines denrées est importante dans certaines régions de France, dites «zones de rémanence élevée». Sont concernés les Vosges, l’Alsace, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l’Est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques, selon une étude de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).

Ces sites avaient été préalablement visés par les prélèvements de l’ASNR en raison de « la rémanence des retombées des essais atmosphériques d’armes nucléaires durant la guerre froide et de l’accident de Tchernobyl ». L'Autorité compétente a relevé une «diminution des concentrations de césium 137 et de strontium 90» et une présence de radioactivité «plus élevée qu’ailleurs» dans les sols, herbages et certaines denrées telles que le lait, les fromages et la viande bovine.

40 ans jour pour jour

Toutefois, les denrées forestières, comme les champignons et les viandes de gibiers, peuvent conserver «des niveaux élevés de césium 137 durant des années». Au sein de ces forêts, la radioactivité «présente une très grande variabilité spatiale, y compris à l'échelle d'une même commune». Il n'y a néanmoins pas de différence entre des denrées agricoles telles que les légumes-feuilles ou la pomme de terre issus de ces zones touchées et des équivalents du reste du territoire.

Ce jour du dimanche 26 avril marque le 40e anniversaire de l'accident de Tchernobyl en Ukraine, la pire catastrophe nucléaire civile de l’histoire, devant l'accident nucléaire de Fukushima de 2011. Le même jour, en 1986, le cœur atomique du réacteur numéro 4 de la centrale située à environ 130 km au nord de Kiev avait explosé en pleine nuit et dans les jours qui suivent, un panache radioactif avait fortement pollué l'Ukraine, l'actuel Bélarus et la Russie, puis l'Europe.