
La polémique a éclaté quelques jours après le retour des vacances de Noël. Dans le cadre de sa nouvelle offre «Optimum», la SNCF réserve certains wagons à sa clientèle professionnelle, et exclut les enfants. Une offre «No Kids» qui ne passe pas, dénoncée aussi bien par le gouvernement que par la haute-commissaire à l'Enfance. Plus globalement, cette tendance n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans la volonté de certaines personnes de voyager sans enfants, à l’image des hôtels «Adult Only» ou encore des restaurants interdisant la présence d’enfants.
Mais en Asie, la tendance est toute autre, à l’inverse même, explique Franceinfo. Le «No Kids» a en effet laissé la place aux «No Senior». Senior implique-t-il seulement les personnes âgées ? Eh bien non, puisqu’à Tokyo, par exemple, un restaurant déconseille l’entrée aux plus de 40 ans. Franceinfo a repéré une brasserie qui a déployé un panneau où les «U40» ne sont pas les bienvenus. Comprendre : au-delà de 39 ans, passez votre chemin.
La peur des poursuites pour discrimination
Il n’y a toutefois aucune interdiction pour ces clients, mais le gérant indique que, parfois, les clients plus âgés sont gênants, car agacés par le bruit des plus jeunes. Résultat, il préfère leur conseiller de ne pas venir. Mais cet exemple est loin d’être le seul en Asie. Si le Japon est encore à la marge, le phénomène s’est développé d’abord en Corée du Sud, et dans plusieurs types d’établissements. Salles de sport, cafés, restaurants… en règle générale, ces lieux sont déconseillés aux personnes âgées (plus de 70 ans) sous prétexte qu’elles gâcheraient l’expérience aux autres utilisateurs.
Mais face aux polémiques en tous genres, de nombreux établissements ont calmé le jeu en enlevant les panneaux «interdits aux seniors», indique Franceinfo. Beaucoup redoutent les poursuites en justice pour discrimination, la Commission pour les droits de l'Homme ayant déjà jugé qu’il était illégal d'exclure des classes d'âge entières de certains espaces.
Toutefois, les évolutions technologiques viennent désormais s'en mêler, car en Asie, de plus en plus d’établissements utilisent des applications (souvent réservées aux jeunes) pour demander une réservation de table. Une manière déguisée d’éloigner les moins à l’aise avec ce genre de procédés… donc les seniors. La tendance n’est pas encore arrivée en France, jusqu’à quand ?




















