En ces premiers jours de 2024, les flocons tombent dru sur Avoriaz, la mythique station de Haute-Savoie née en 1967 de la volonté d’un enfant du pays, le champion de descente Jean Vuarnet, à 1 800 mètres d’altitude. Il y a des semaines comme ça où le réchauffement climatique ressemble à un cauchemar lointain, vu du sommet de cette falaise d’ardoise surplombant Morzine, sa moitié nichée 800 mètres plus bas dans la vallée…

Avoriaz, en sursis jusqu'en 2030 ?

Depuis l’Algeco qui lui sert temporairement de bureau, Thomas Faucheur, le directeur général de la Serma, la Société d’exploitation des remontées mécaniques de Morzine-Avoriaz, pointe le ballet des skieurs entre les résidences habillées de cèdre rouge et de mélèze. «Quand vous voyez ça, comment dire que le ski, c’est fini ?», interroge l’ex-chasseur alpin. Les projections de l’étude Climsnow sur l'enneigement confortent son relatif optimisme – pour le moment, du moins. Certes, Avoriaz devrait bénéficier d’un sursis jusqu’en 2030. Mais au-delà, elle fera face, elle aussi, à une fonte inexorable du nombre de jours propices aux sports d’hiver. Une baisse plus ou moins rapide, plus ou moins prononcée, selon la hausse des températures moyennes.

Avoriaz 1800
Avoriaz 1800 © Vic/Avoriaz 1800
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