Moment d’importance, ce lundi 19 juin, à Bercy. À l’occasion des Assises des finances publiques, le gouvernement a dévoilé les baisses de dépenses qu’il envisage d’inscrire dans son projet de loi de finances (PLF) pour 2024. “Nous avons identifié, notamment avec notre première revue de dépenses publiques, au moins 10 milliards d’euros d’économies”, a révélé Bruno Le Maire. Après avoir ouvert grand les vannes de l’argent public pendant la crise sanitaire pour protéger les ménages, le ministre de l’Économie veut maintenant les refermer au plus vite. Mais le désendettement de la France “ne se fera pas à la hache”, a-t-il promis.

Rappelons le contexte. À la fin 2022, la dette publique de la France atteignait 111,8% du produit intérieur brut (PIB). Comme annoncé en avril lors de la présentation de son Programme de stabilité (PSTAB) 2023-2027, l’exécutif ambitionne de réduire la dette française à 108,3% du PIB en 2027. Une trajectoire que le Premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, présent aux assises ce lundi 19 juin, juge “un peu trop optimiste”. L’ex-ministre de François Hollande ne pouvant que constater le ralentissement des économies européennes et la remontée des taux d’intérêt ces derniers mois.

Où couper dans les dépenses ?

Dans ce contexte compliqué, comment assainir les finances publiques ? “Nous avons identifié trois axes de travail : la responsabilisation des acteurs en matière de soins, les politiques publiques du logement, du travail et des opérateurs de l’État, enfin le verdissement de la fiscalité”, a détaillé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

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