3.000 milliards d’euros de dette, 210 milliards d’euros de mesures d’urgence pendant la crise sanitaire, 6% d’inflation sur un an entre janvier 2022 et janvier 2023, selon la dernière estimation de l’Insee… Autant d’éléments qui poussent le ministre de l’Économie Bruno Le Maire à appuyer, dès ce mois de janvier, des deux pieds sur la pédale de frein de la dépense publique. “Je veux être clair : 2023 ne marquera pas le retour du ‘quoi qu’il en coûte’”, a-t-il martelé lors de ses vœux aux acteurs économiques, le 5 janvier. Du “quoi qu’il en coûte”, il n’en est plus question pour le quinquagénaire qui règne sur Bercy depuis presque 6 ans, un record sous la Vème République. À l’inverse, il est pour lui temps d’ouvrir la chasse aux dépenses. “Nous passerons au peigne fin toutes les dépenses publiques : État, collectivités locales, champ social”, a précisé le ministre au JDD.

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Et le travail va commencer sans tarder. Une revue des dépenses publiques va être rapidement lancée, sous l’égide de Matignon. Un comité de pilotage sera mis en place, présidé par le directeur de cabinet de la Première ministre, Elisabeth Borne. “L’idée est de freiner les dépenses et d'identifier les économies possibles”, indique Bercy à Capital. Pour cela, une dizaine de ministères devraient, dans un premier temps, participer à cette revue. Un travail qui s’inscrit dans une démarche complémentaire à celle de certains parlementaires de la majorité, comme le député Renaissance Daniel Labaronne, qui entendent réfléchir et proposer des pistes d’économies à Bercy dans les prochains mois. Par exemple, autour du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.

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