Alors que l’examen du projet de loi de finances pour 2026 débute ce vendredi 24 octobre à l’Assemblée nationale, les tensions autour de la taxe Zucman et de la justice fiscale restent vives. Les socialistes maintiennent la pression sur le gouvernement, menaçant de mettre fin au débat «très vite» si des mesures fortes ne sont pas adoptées. Les députés PS se disent prêts à sanctionner le gouvernement, n’écartant pas la possibilité d’une motion de censure si la taxe Zucman n’est pas mise sur la table.

Face à ces critiques, Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a répondu sur le plateau de Télématin sur France 2 ce vendredi : «Il y a ceux qui veulent des symboles, et puis nous, on veut de la justice, on veut l’efficacité. On veut évidemment lutter contre la sur-optimisation. Mais on veut s’attaquer à cette sur-optimisation, on ne veut pas s’attaquer à l’entreprise, on ne veut pas s’attaquer à nos entrepreneurs, on ne veut pas s’attaquer à la réussite. Et donc au fond, est-ce que l’on veut de la justice ou est-ce que l’on veut des symboles ?», a-t-elle rétorqué.

«Nous ne cherchons pas le symbole fiscal»

Déjà mardi, suite à une interpellation du député François Ruffin (Debout !) à l’Assemblée, Amélie de Montchalin s’était exprimée sur le sujet  : «Nous sommes nombreux aujourd’hui à vouloir la justice fiscale, mais je crois que nous avons une différence, qui est que nous ne cherchons pas le symbole fiscal. La politique des symboles ne corrige pas les injustices, mais crée de la défiance dans le pays parce que c’est beaucoup de mots et peu de résultats», avait-elle déclaré.

Malgré le rejet de la partie recettes du budget 2026 hier en commission, Amélie de Montchalin se montre optimiste et affirme «que le compromis est possible». «Nous voulons un débat et un compromis, un débat devant les Français, un débat démocratique, clair. Ça commence cet après-midi, tout le monde pourra voir ce que veulent les uns et les autres, et tout le monde pourra voir que le Rassemblement national, que La France insoumise ne veulent pas le débat. Ils ne veulent pas non plus qu’on avance», a toutefois taclé la ministre chargée des Comptes publics.