
Une ministre des Comptes publics pas vraiment convaincue. Ce samedi 22 novembre, dans le cadre de l’examen du budget de la Sécurité sociale, le Sénat a adopté un amendement visant à augmenter la durée annuelle du travail de 12 heures supplémentaires environ. Ce dernier a été déposé par le centriste Olivier Henno (UDI). «Pour produire plus de richesses, il faut investir plus, mais surtout augmenter le temps de travail», explique-t-il. Une mesure pour laquelle Amélie de Montchalin n’est pas très favorable.
«Cela a un effet de pouvoir d'achat négatif pour les salariés qui font des heures supplémentaires», a-t-elle déclaré sur LCI, ce dimanche 23 novembre. En effet, ils «perdraient» ainsi 12 heures supplémentaires payées avec un taux majoré. «Ce n'est pas une demande des entreprises. Elles ne nous disent pas: ‘Augmentez la durée légale du travail'. Elles nous disent: 'Baissez les prix de l'électricité et n'inventez pas de nouvelles taxes’», ajoute la ministre des Comptes publics.
Pas d’utilisation de l’article 49.3 pour faire passer le budget
Si la ministre est toujours dans l’espoir de parvenir à trouver un compromis sur le budget avec une partie de l’opposition, cet amendement a été voté uniquement par la droite et le centre, mais pas par la gauche de l’échiquier politique. «Il n'y a pas d'alternative à un compromis et à un vote», a martelé Amélie de Montchalin. Malgré des discussion très longues et compliquées, elle a rappelé que le gouvernement n’envisageait pas d’utiliser l'article 49.3 de la Constitution pour faire passer le budget.
La ministre a d’ailleurs écarté une éventuelle loi spéciale, de façon à reconduire le budget de cette année pour 2026. «Cela reviendrait à acter dès maintenant qu'on n'est pas capables de s'entendre et qu'on laisse le pays dégringoler. Je ne m'y résous pas», a-t-elle déclaré, évoquant un «parachute de dernier ressort».


















