
Niches fiscales, suspension de la réforme des retraites, contribution différentielle sur les hauts revenus ou encore taxe sur les holdings… le projet de budget 2026 dévoilé par Sébastien Lecornu lors de son discours de politique générale prévoit 14 milliards d’euros de recettes supplémentaires et 17 milliards d’euros d’économies sur les dépenses. D’autres mesures ont été annoncées, mais rien sur les héritages. C’est pourtant un thème qu’a abordé la présidente de l’Assemblée nationale, alors invitée des 4 Vérités dans Télématin mercredi 15 octobre.
Et Yaël Braun-Pivet a surpris tout son monde en répondant à une question sur une possible taxation des gros héritages, a repéré le JDD. Revenant sur les héritages «en rebond» qui «passent de génération en génération, vous savez le truc qui vous tombe du ciel, il y a un moment où ça suffit», a-t-elle lancé. Et d’ajouter : «Il faut taxer davantage les héritages.»
Quelque chose qui «n’est pas sain», selon Yaël Braun-Pivet
Selon la présidente de l’Assemblée nationale et députée des Yvelines, il est nécessaire de débattre de ce sujet, car «ça ne peut pas se poursuivre comme ça sur des générations et des générations». Si ce débat ne doit pas avoir lieu «au détour d’un amendement», un «travail collectif» doit être mené sur la taxation des héritages et la fiscalité. Et de poursuivre : «La circulation des richesses de génération en génération ne se fait pas bien et ça n’est pas sain.»
Cette sortie a évidemment créé l’ire de nombreux internautes sur les réseaux sociaux, déplorant déjà un niveau de taxation très élevé concernant les successions. Pour rappel, en cas d’héritage d’une maison ou d’un appartement, un héritier a droit à un abattement de 100 000 euros pour un enfant, un père ou une mère. Ensuite, en ligne directe, au-dessus de 100 000 euros, le barème applicable est de 5% si la somme n’excède pas 8 072 euros, 10% entre 8 072 et 12 109 euros, 15% entre 12 109 et 15 932 euros ou encore 20% entre 15 932 et 552 324 euros.




















